Paroles d’Hommes

Sous la menace de l’arme débute le repas et une joute verbale au cours de laquelle on découvre qu’ils sont père et fils. “Je ne suis qu’un géniteur au temps du plein emploi” déclare le père à cet homme qui joue leur vie à la roulette russe en lui répondant : “Donner la vie, c’est donner la mort”.

Le rapport de force semble pencher définitivement en faveur du fils jusqu’à ce qu’il évoque sa mère, elle qui a voulu élever seule son enfant, comprenant que l’homme qu’elle aimait n’endosserait jamais la responsabilité d’une paternité. Elle écrivait au père des lettres dans lesquelles elle relatait des bribes de la

vie de leur enfant. Le père dévoile cette correspondance au fils alors s’inverse le rapport de force. Ils se parlent et même rient, une complicité s’installe. L’arme devient inutile. Le fils n’est venu que pour une dernière lettre. Celle que sa mère, avant de mourir, lui a demandé de remettre à son père en main propre. Il brûle d’en connaître le contenu. Le père fait alors un geste vers son fils et lit la lettre à haute voix, elle s’achève sur ces mots : “Parlez- vous”. C’est ce qu’ils ont commencé de faire.

Dossier de Presse

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